INSCRIPTION
Amphion au roi :
Or sus, la porte est close aux tempêtes civiles :
La Justice et la Paix ont les clefs de tes villes ;
Espère tout, Louis, et ne doute de rien.
Si le dieu que je sers entend l'art de prédire,
Jamais siècle passé n'a vu monter empire 5
Où le siècle présent verra monter le tien.
Les faits de plus de marque et de plus de mérite,
Que la vanité grecque en ses fables récite,
Dans la gloire des tiens seront ensevelis.
Ton camp boira le Gange avant qu'il se repose; 10
Et dessous divers noms ce sera même chose
Être maître du monde et roi des fleurs de lis.
XCV. — Publiée pour la première fois, dans l'édition de 1862. par M. Lalanne, et tirée du même recueil que la précédente. "2. — Ronsard, dans l'ode à Henri II :
. . . . 0 Paix heureuse, Tu es la garde vigoureuse
l'es peuples et de leurs filez ; Des royaumes la clef tu portes.
KCVI POUR LE COMTE DE SOISSONg
STANCES
Ne délibérons plus, allons droit à la mort ; La tristesse m'appelle à ce dernier effort,
Et l'honneur m'y convie.
Je n'ai que trop gémi :
Si, parmi tant d'ennuis, j'aime encore ma vie, 5
Je suis mon ennemi.
0 beaux yeux, beaux objets de gloire et de grandeur, . Vives sources de flamme, où j'ai pris une ardeur
Qui toute autre surmonte ;
Puis-je souffrir assez, 10
Pour expier le crime et réparer la honte
De vous avoir laissés ?
Quelqu'un dira pour moi que je fais mon devoir, Et que les volontés d'un absolu pouvoir
Sont de justes contraintes ; 15
XCV1. — Ces pinces furent composées pour Louis de Bourbon, comte deSoissons, qui espérait épouser Henriette de Fiance, devenue, cii lti-i."., reine d'Angleterre. Elles Furent publiées, non pas en 1627, dans le Recueil des plu* beaux vers de ce temps, comme l'avait 'lit Saint-Marc, mais, ainsi que le «lit M. Lalanne, en 1624, dans lus Airs de cour, avec une musique sans nom d'auteur, qui peut-être était celle de Bo - il