‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 185 sur 219 · SUR LA MORT DE SA FEMME · texte numérisé non relu

SUR LA MORT DE SA FEMME

STANCES

Sacré ministre de Thémis, Verdun, en qui le ciel a mis

10. — Cependant le livre du P. Garasse fut condamné par la Surbonne.

CV1. — Ces vers furent publiés dans le Recueil des plus beaux vers, en M"27, l'année même de la mort du premier président Nicolas de Verdun. Sa première femme était morte, non pas en 1621, comme l'avail 'lit Racan, mais, selon M. Lalanne, en 1626. Remarié presque aussitôt, le premier présidenl mourut bientôt, de sorte que Malherbe n'eut pas le temps de terminer, avant son second mariage et peut-être même avanl sa mort, les stances qu'il avait composées pour le consoler de la perte de sa première femme, Charlotte du Gué. Voyez Tallemant des Réaux.

278 TOÉSIES DE F. MALHERBE.

Une sagesse non commune ; Sera-ce pour jamais que ton cœur abattu

Laissera sous une infortune, Au mépris de ta gloire, accabler ta vertu?

Toi, de qui les avis prudents

En toute sorte d'accidents

Sont loués même de l'envie, Perdras-tu la raison, jusqu'à te figurer 10

Que les morts reviennent en vie, Et qu'on leur rende l'âme à force de pleurer?

Tel qu'au soir on voit le soleil

Se jeter aux bras du sommeil,

Tel au matin il sort de l'onde. 18

Les affaires de l'homme ont un autre destin :

Après qu'il est parti du monde, La nuit qui lui survient n'a jamais de malin.

Jupiter, ami des mortels.

Ne rejette de ses autels 20

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