Voy. C
119. Vieil. « J'ai observé, dit Ménage, que Ronsard et Malherbe disaient souvent vieil devant une consonne, et que M. de Balzac, an contraire, disait souvent vieux devant une voyelle. » M. Littré remarque que « les écrivains delà première moitié du dix-septième siècle avaient de l'inclination à dire partout vieil. »
Que sont-ce que regrets, quand le nombre d'années Leur ôte \o pouvoir ?
Ceux à qui la chaleur ne bout plus dans les veines En vain dans les combats ont des soins diligents ; Mars est comme l'Amour : ses travaux et ses peines 135 Veulent de jeunes gens.
Je suis vaincu du temps, je cède à ses outrages; Mon esprit seulement, exempt de sa rigueur, A de quoi témoigner en ses derniers ouvrages
Sa première vigueur. 140
Les puissantes faveurs dont Parnasse m'honore Non loin de mon berceau commencèrent leur cours ; Je les possédai jeune, et les possède encore, A la fin de mes jours.
Ce que j'en ai reçu, je veux te le produire ; 143
Tu verras mon adresse ; et ton front cette fois Sera ceint de rayons qu'on ne vit jamais luire Sur la tète des rois.
Soit que de tes lauriers ma lyre s'entretienne, Suit (jue de tes bontés je la fasse parler, 150
Quel rival assez vain prétendra que la sienne Ait de quoi î n'égaler ?
133. — C'est, remarque Ménage, la pensée d'Ovide, Am., 1, ix :
Quae Lello est habilis, Vcneri quoque convcnit art as. 145. — Produire, faire voir.
Le fameux Anipliion, dont la voix nonpareille, Bâtissant une ville, étonna l'univers, Quelque bruit qu'il ait eu, n'a point fait de merveille 155 Que ne fassent mes vers.
Par eux de tes beaux faits la terre sera pleine ; Et les peuples du Nil, qui les auront ouïs, Donneront de l'encens, comme ceux de la Seine,
Aux autels de Louis. 160
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