‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 195 sur 219 · Bien semble être, voy I.XXIX, 13 et LXV1I · texte numérisé non relu

Bien semble être, voy I.XXIX, 13 et LXV1I

Là rendront tes guerriers tant de sortes de preuves, Et d'une telle ardeur pousseront leurs efforts, no

Que le sang étranger fera monter nos fleuves Au-dessus de leurs bords.

Par cet exploit fatal en tous lieux va renaître La bonne opinion des courages françois ; Et le inonde croira, s'il doit avoir un maître, 115

Qu il faut que tu le sois.

0 que, pour avoir part en si belle aventure,

Je nie souhaiterois la fortune d'Éson,

Qui, vieil comme je suis, revint contre nature

En sa jeune saison! 120

De quel péril extrême est la guerre suivie, Où je ne fisse voir que tout l'or du Levant N'a rien que je compare aux honneurs d'une vie Perdue en te servant ?

Toutes les autres morts n'ont mérite ni marque ; 125 Celle-ci porte seule un éclat radieux, Qui fait revivre l'homme et le met de la barque A la table des dieux.

Mais quoi ! tous les pensers dont les âmes bien nées Excitent leur valeur et flattent leur devoir, 150

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