Sales. Voy. IV
CXVII— Publiée dans l'édition de 1630.
1-2. — « Malherbe a \isé,dit Ménage, ce vers de Virgile, En.,U, 3;U:
Una salus victis, nullam sperare salutem. Cf. Ronsard, Amour», I, xi.
Une résistance mortelle Ne m'empêche point son retour ; Quelque dieu qui brûle pour elle 15
Fait cette injure à mon amour.
Ainsi trompé de mon attente,
Je me consume vainement,
Et les remèdes que je tente
Demeurent sans événement. 20
Toute nuit enfin se termine ; La mienne seule a ce destin, Que d'autant plus qu'elle chemine, Moins elle approche du matin.
Adieu donc, importune peste, 2o
A qui j'ai trop donné de foi.
Le meilleur avis qui me reste, C'est de me séparer de toi.
Sors de mon âme, et t'en va suivre
Ceux qui désirent de guérir. 50
Plus tu me conseilles de vivre,
Plus je me résous de mourir.
lô. — Mortelle, d'un mortel. Ce n'est pas un mortel qui fait obstacle à son retour, c'est quelque dieu. André Chénier a dit de même, Hymnes et Odes, V :
11 reste inébranlable a tout effort mortel.
14. — Sur empêcher suivi du régime direct de la chose et du régime indirect delà personne, voy. Liltré. Aux exemples opposés par M. Liltré à la critique de Voltaire, en ajouter un grand nombre d'autres rassemblés par M. Godefroy dans le Lexique de Corneille.
17. — Trompé de, pour trompe dans Les exemples n'en sont point rares. Voy. le Lexique de Corneille de M. Godefroy. M. Littré fournit un exemple de Racine.