FRAGMENT D'UNE ODE D'HORACE
Voici venir le temps que je vous avois dit. Vos yeux, pauvre Caliste, ont perdu leur crédit, Et leur piteux étal aujourd'hui me fail honte D'en avoir tenu compte.
r.XXYHI
Vous avez beau, mon berger,
Me déguiser le danger,
Je sais bien que par mes larmes
Le jeu se terminera ;
M;iis vos prières sont charmes;
Faites ce qu'il vous plaira.
CXXVII. — Fragment joint aux Œuvres de Malherbe, dans l'édition de 1862, par M. Lalanne, qui l'a retrouvé, ainsi que le fragment suivant, dans les papiers de Italuze, dont le manuscrit est à la Bibliothèque de Paris. « L'ode d'Horace que Malherbe aurait voulu imiter est peut-être, dit M. Lalanne, la treizième du livre IV
GXXVI1I. — Voyez la note de la pièce précédente.
5k20 POÉSIES DE F. MALHERBE.
A M. DE LA CHESNÉE
SIR SOH LIVRE DÏTITULÉ LE FLÛRISTE FRANÇOIS K p I G R A M M E
Tout est si beau dans ce recueil,
Qu'Adam relevant du cercueil,
Voyant ces merveilles paroître,
Douteroit s'il parle du lieu
Où la voix puissante de Dieu 5
Lui donna premièrement l'être.
CXXIX.— Retrouvée par M. P Lacroix (voy. Bulletin du bouquiniste, 15 août 1865). Cetie épigramme, signée : a De Malherbe, « était placée en tète d'un ouvrage in-8° intitulé : le Floriste français, tient tant de l'origine des tulipes, etc., par le sieur de la Chesnce- Monstereul, Caen, 16 4. Il est probable que cet ouvrage est resté plusieurs années manuscrit, puisque Malherbe est mort en 1628, à moins que les vers de Malherbe n'aient été composés avant que l'ouvrage fût achevé. Voy. édit de 1S6"2, tome IV, p. V.
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