se répète ; voy. Vil
121. — [Cette strophe et la précédente auraient <lù être fondues en une. La marche est lente A. Cuékier.]
1Ô3. — [Le mot fatal est là dans le vrai sens du latin. On ne l'em-
di POESIES DE 1. MALHERBE.
Préside à l'empire François !
Toutes ces visibles merveilles ir-s
De soins, de peines el de veilles,
Qui jamais ne t'ont pu lasser,
N'ont-elles pas l'ait une histoire
Qu'en la plus ingrate mémoire
L'oubli ne sauroit effacer ? 140
Ces archers aux casaques peintes
Ne peuvent pas n'être surpris,
Ayant à combattre les teintes
De tant d'infidèles esprits.
Leur présence n'est qu'une pompe ; 145
Avecque peu d'art on les trompe.
Mais de quelle dextérité
Se peut déguiser une audace,
Qu'en l'âme aussitôt qu'en la face
Tu n'en lises la vérité ? ISO
Grand démon d'éternelle marque, Fais qu'il te souvienne toujours
ploie plus ainsi. C'était une richesse véritable. Malherbe l'aimait. 11 a dit ailleurs (XXXI. 71; Cf. XX, 121) :
Qui ne sait de quelles tempêtes Leur fatale main autrefois, Portant la foudre de nos rois, Des Alpes a bal lu les têtes?....
F.t ailleurs iCXH. 115) :
Par cet exploit falal
A. CnÉNinn.]
A. Chénier se trompe en disant que ce mot ne s'emploie plus ainsi; voy. le Dictionnaire de Littré.
151. — [Toute cette fin est trop longue, défaut commun à presque toutes les odes de Malherbe, et même de Rousseau. Il est bien difficile de soutenir si longtemps le ton de chaleur et d'enthousiasme qui convient à la lyre. A Chénibk.]
Que tous DOS maux en ce monarque Ont leur refuge et leur secours ; Et qu'arrivant l'heure prescrite, i;>;>
nue le trépas, qui tout limite, Nous privera de sa valeur, Nous n'avons jamais eu d'alarmes Où nous ayons versé <l<ls larmes Pour une semblable douleur. i€0
Je sais bien que par la justice.
Dont la paix accroît le pouvoir,
11 l'ait demeurer la ma lire
Aux bornes de quelque devoir,
Et que son invincible épée 1G5
Sous telle influence est trempée,
Qu'elle met la frayeur partout
Aussitôt qu'on la voit reluire :
Mais quand le malheur veut nous nuire,
De quoi ne vient-il point à bout?
Soit que l'ardeur de la prière
Le tienne devant un autel,
Soit que l'honneur à la barrière
L'appelle à débattre un cartel,
Soit que dans la chambre il médite. 175
Soit qu'aux bois la chasse l'invite,
Jamais ne t'écarte si loin,
Qu'aux embûches qu'on lui peut tendre
i~l. — [Colto strophe est belle, surtout pour le tour, qui est le
même que dans l'Ode au duc de Bellegarde :
Soit que l'honneur de la carrière, ete...
A. CuÉMKn.l
Tu ne suis prêt à le défendre, Sitôt qu'il en aura besoin. 180
Garde sa compagne 6dèle,
Cette reine, dont les bontés De notre foiblesse mortelle Tous 1rs défauts ont surmontés.
Fais que jamais rien ne l'ennuie ; iSo
Que toute infortune la fuie;
Et qu'aux roses de sa beauté
L'âge, par qui tout se consume,
Redonne contre sa coutume
La grâce de la nouveau lé. 190
Serre d'une étreinte >i terme
Le nœud de leurs chastes amours,
Que la seule mort soit le terme
Oui puisse en arrêter le cours.
Bénis les plaisirs de leur couche. 495
Et fais renaître de leur souche
Des scions si beaux et si verts,
Que de leur feuillage sans nombre
A jamais ils puissent faire ombre
Aux peuples de tout l'univers. 200
Surtout pour leur commune joie Dévide aux ans de leur dauphin,
194. —Dans ces quatre premiers \ers, ainsi que l'a remarqué Saint-Marc, les images sont disparates.
198. — [i elle image bien rendue pour le temps. A. Ciiéniek.]
199. — Ménage a cité ces vers des Géorgiques de Virgile (II, -ISS) qui se rapprochent en effet de ceux de Malherbe par l'expression :
. . . 0 qui me gelidis in vallibus Ilaemi Sistat, et ingenti ramorum protegat umbra !
A longs filets d'or el de soie,
lu bonheur qui n'ait point de fin ;
Quelques vœux que fasse l'envie, 203
Conserve-leur sa chère vie ;
Et tiens par elle ensevelis
D'une bonace continue
Les aquilons, dont sa venue
A garanti les fleurs de lis. 210
Conduis-le sous leur assurance Promptemenl jusques au sommet
De l'inévitable espérance
Que son enfance leur promet.
Et pour achever leurs journées, 215
Que les oracles ont bornées
Dedans le trône impérial,
Avant que le ciel les appelle,
Fais-leur ouïr cette nouvelle,
Qu'il a rasé l'Escur^al. 220