‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 76 sur 219 · se répète ; voy. Vil · texte numérisé non relu

se répète ; voy. Vil

121. — [Cette strophe et la précédente auraient <lù être fondues en une. La marche est lente A. Cuékier.]

1Ô3. — [Le mot fatal est là dans le vrai sens du latin. On ne l'em-

di POESIES DE 1. MALHERBE.

Préside à l'empire François !

Toutes ces visibles merveilles ir-s

De soins, de peines el de veilles,

Qui jamais ne t'ont pu lasser,

N'ont-elles pas l'ait une histoire

Qu'en la plus ingrate mémoire

L'oubli ne sauroit effacer ? 140

Ces archers aux casaques peintes

Ne peuvent pas n'être surpris,

Ayant à combattre les teintes

De tant d'infidèles esprits.

Leur présence n'est qu'une pompe ; 145

Avecque peu d'art on les trompe.

Mais de quelle dextérité

Se peut déguiser une audace,

Qu'en l'âme aussitôt qu'en la face

Tu n'en lises la vérité ? ISO

Grand démon d'éternelle marque, Fais qu'il te souvienne toujours

ploie plus ainsi. C'était une richesse véritable. Malherbe l'aimait. 11 a dit ailleurs (XXXI. 71; Cf. XX, 121) :

Qui ne sait de quelles tempêtes Leur fatale main autrefois, Portant la foudre de nos rois, Des Alpes a bal lu les têtes?....

F.t ailleurs iCXH. 115) :

Par cet exploit falal

A. CnÉNinn.]

A. Chénier se trompe en disant que ce mot ne s'emploie plus ainsi; voy. le Dictionnaire de Littré.

151. — [Toute cette fin est trop longue, défaut commun à presque toutes les odes de Malherbe, et même de Rousseau. Il est bien difficile de soutenir si longtemps le ton de chaleur et d'enthousiasme qui convient à la lyre. A Chénibk.]

Que tous DOS maux en ce monarque Ont leur refuge et leur secours ; Et qu'arrivant l'heure prescrite, i;>;>

nue le trépas, qui tout limite, Nous privera de sa valeur, Nous n'avons jamais eu d'alarmes Où nous ayons versé <l<ls larmes Pour une semblable douleur. i€0

Je sais bien que par la justice.

Dont la paix accroît le pouvoir,

11 l'ait demeurer la ma lire

Aux bornes de quelque devoir,

Et que son invincible épée 1G5

Sous telle influence est trempée,

Qu'elle met la frayeur partout

Aussitôt qu'on la voit reluire :

Mais quand le malheur veut nous nuire,

De quoi ne vient-il point à bout?

Soit que l'ardeur de la prière

Le tienne devant un autel,

Soit que l'honneur à la barrière

L'appelle à débattre un cartel,

Soit que dans la chambre il médite. 175

Soit qu'aux bois la chasse l'invite,

Jamais ne t'écarte si loin,

Qu'aux embûches qu'on lui peut tendre

i~l. — [Colto strophe est belle, surtout pour le tour, qui est le

même que dans l'Ode au duc de Bellegarde :

Soit que l'honneur de la carrière, ete...

A. CuÉMKn.l

Tu ne suis prêt à le défendre, Sitôt qu'il en aura besoin. 180

Garde sa compagne 6dèle,

Cette reine, dont les bontés De notre foiblesse mortelle Tous 1rs défauts ont surmontés.

Fais que jamais rien ne l'ennuie ; iSo

Que toute infortune la fuie;

Et qu'aux roses de sa beauté

L'âge, par qui tout se consume,

Redonne contre sa coutume

La grâce de la nouveau lé. 190

Serre d'une étreinte >i terme

Le nœud de leurs chastes amours,

Que la seule mort soit le terme

Oui puisse en arrêter le cours.

Bénis les plaisirs de leur couche. 495

Et fais renaître de leur souche

Des scions si beaux et si verts,

Que de leur feuillage sans nombre

A jamais ils puissent faire ombre

Aux peuples de tout l'univers. 200

Surtout pour leur commune joie Dévide aux ans de leur dauphin,

194. —Dans ces quatre premiers \ers, ainsi que l'a remarqué Saint-Marc, les images sont disparates.

198. — [i elle image bien rendue pour le temps. A. Ciiéniek.]

199. — Ménage a cité ces vers des Géorgiques de Virgile (II, -ISS) qui se rapprochent en effet de ceux de Malherbe par l'expression :

. . . 0 qui me gelidis in vallibus Ilaemi Sistat, et ingenti ramorum protegat umbra !

A longs filets d'or el de soie,

lu bonheur qui n'ait point de fin ;

Quelques vœux que fasse l'envie, 203

Conserve-leur sa chère vie ;

Et tiens par elle ensevelis

D'une bonace continue

Les aquilons, dont sa venue

A garanti les fleurs de lis. 210

Conduis-le sous leur assurance Promptemenl jusques au sommet

De l'inévitable espérance

Que son enfance leur promet.

Et pour achever leurs journées, 215

Que les oracles ont bornées

Dedans le trône impérial,

Avant que le ciel les appelle,

Fais-leur ouïr cette nouvelle,

Qu'il a rasé l'Escur^al. 220

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