‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 99 sur 219 · AU SUJET DE LA GOUTTE DU ROI · texte numérisé non relu

AU SUJET DE LA GOUTTE DU ROI

Quoi donc ! c'est un arrêt qui n'épargne personne, Que rien n'est ici-bas heureux parfaitement. Et qu'mi ne peut au monde avoir contentement, Qu'un funeste malheur aussitôt n'empoisonne '

La santé de mon prince en la guerre étoii bonne, Il vivoit aux combats comme en son élément;

Depuis que dans la paix il règne absolument,

Tous les jours la douleur quelque atteinte lui donne.

Dieux, à qui nous devons ce miracle des rois,

Qui du bruit de sa gloire et de ses justes loi- 10

Invite à l'adorer tous les yeux de la terre ;

Puisque seul, après vous, il est notre soutien. Quelques malheureux fruits que produise la guerre, N'ayons jamais la paix, et qu'il se porte bien !

XI.IV. — Publié, pour la première fuis, on 1615, dans les Délices de hi poésie française, ce sonnet ne Tut joint aux Œuvres de Malherbe que dans l'édition de Saint-Marc.

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