AU SUJET DE LA GOUTTE DU ROI
Quoi donc ! c'est un arrêt qui n'épargne personne, Que rien n'est ici-bas heureux parfaitement. Et qu'mi ne peut au monde avoir contentement, Qu'un funeste malheur aussitôt n'empoisonne '
La santé de mon prince en la guerre étoii bonne, Il vivoit aux combats comme en son élément;
Depuis que dans la paix il règne absolument,
Tous les jours la douleur quelque atteinte lui donne.
Dieux, à qui nous devons ce miracle des rois,
Qui du bruit de sa gloire et de ses justes loi- 10
Invite à l'adorer tous les yeux de la terre ;
Puisque seul, après vous, il est notre soutien. Quelques malheureux fruits que produise la guerre, N'ayons jamais la paix, et qu'il se porte bien !
XI.IV. — Publié, pour la première fuis, on 1615, dans les Délices de hi poésie française, ce sonnet ne Tut joint aux Œuvres de Malherbe que dans l'édition de Saint-Marc.