‹ Poésies de Félix ArversChapitre 18 sur 60 · LE PAGE · texte numérisé non relu

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Il est fort empêché d'une affaire importante ; Sitôt qu'il sera libre, il viendra.

(Il salue et son.) LA FÉRONNIÈRE.

Dieu vous gard'.

(Seule.)

Attendre! et si Ferron!... Ah! donnons un regard A ces présens. — Eh quoi ! bonne Vierge Marie ! C'est à moi tout cela ! — La riche orfèvrerie !

Grand dieu, les beaux habits! Une robe d'iiivcr,

En damas pers foncé, fourrée en menu-vair !

Et puis une autre, en belle étoffe cramoisie !

Mes commères en vont crever de jalousie.

Et puis des bracelets. — Un bandeau ! — Dieu ! combien

Cela me plaît à voir, et me doit aller bien !

Essayons. — Ce miroir de Venise... à merveille !

Mais n'est-il pas danger que tout ceci n'éveille

Le soupçon? Mon mari qui m'aime... ah! qu'ai-je fait?

(Se mirant.

Ah ! que ces perles sont d'un admirable effet !

Mais quelqu'un vient céans ! — C'est lui ! je viens d'entendre

Ce pas si bien connu !

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