‹ Poésies de Firmin DidotChapitre 101 sur 149 · DON PÈDRE, INÈS, CONSTANCE · texte numérisé non relu

DON PÈDRE, INÈS, CONSTANCE

DON PÈDRS.

Ainsi, près de Constance, Inès en ses malheurs Trouve un ange de paix pour essuyer ses pleurs*

(à Inès.)

Un billet de ma main vient d'instruire mon père Que tes nobles conseils, et que ta voix sévère, M'ont fait sfeuls aujourd'hui rentrer dans le devoir. Si j'en sors un moment, ce n'est que pour te voir. En toi seule à présent, Inès, je me confie.

Toi seule peux sauver nos enfants et ta vie.

11 faut toi-même voir, prier, fléchir le roi.

CONSTANGE.

Affronter sa présence ! Inès ! iion , non , c'est moi , Prince , qui dois le voir, l'aborder la première. Je puis, à ses rigueurs oppo'santla prière, Offenser moins qu'Inès ce juge redouté.

Pour l'entendre avec calme il est trop irrité.

i84 LA REINE DE PORTUGAL.

Le ciel connaît mes vœux ; c'est en lui que j'espère. Croyez-moi , je dirai , don Pèdre , à votre père Tout ce qu'une ame tendre, et qui plaint vos douleurs, Peut trouver de touchant pour pénétrer les cœurs. Inès alors pourra, prince, avec moins d'alarmes, Tomber aux pieds du roi, les baigner de ses larmes. Laissez-înoi préparer le succès , et j'y cours»

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