‹ Poésies de Firmin DidotChapitre 120 sur 149 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

DON PÈDRE, CONSTANCE, BLANCHE, ALVARÈS, CASTRO, ïg^rands, magistrats.

DON PÈDRE, à Castro.

A-t-on suivi mon ordre ?

CASTRO

Oui , seigneur.

DON PEDRE.

Al varès.

Est-ce vous dont le fer perça le sein d'Inès ?

ALVARÈS

Moi! prince.

DON PÈDRE

Pourquoi fuir, si vous n'étiez coupable ?

2o8 LA REINE DE PORTUGAL.

ALVARiS.

Dans les cours, le soupçon est toujours redoutable : Je le prévenais.

DON PÈDRE

Blanche!

BLANCHE

Eh quoi ! m'interroger !

Mon époux, le roi seul, a droit de méjuger; Si vous me condamniez, où serait mon refuge?

DON PÈDRE

Vous voyez votre roi ; vous voyez votre juge. Ce meurtre a-t-il été commis en votre nom , Blanche? est-ce par votre ordre?

(Elle hésite.)

Il faut répondre!

Non:

Je ne daignerai pas... Mais toi, qui me menaces, Toi, dis-je, et tes enfants, devez me rendre grâces.

DON PÈDRE

Des grâces ! mes enfants !

BLANCHE

Tu m'en dois en effet f J'ai pu les immoler, et je ne l'ai point fait.

DON PÈDRE

(Avec colère.) (D*an ton plus modéré.)

C'est trop... Blanche, Alvarès , votre roi, votre reine Vont ici vous juger.

BLANCHE, à part.

Oïl l'égaré sa haine!

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