‹ Poésies de Firmin DidotChapitre 121 sur 149 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Le fond du théâtre s'ouvre. On yoit Iiris pâle, assise sur le trône, et la couronne sur la tête. Près d'Iiris est un trône pour don Pbdrr. Tous les ordres de l'état, le peuple, sont à droite et à gauche.

BLANCHE

Ciel!

Un spectre sur mon trône! à son front, ma couronne!

DON 'PÈDRE, saisi de douleur, sur le devant de la scène.

Castro , soutiens mes pas : ma force m'abandonne. Près d'Inès , que mes yeux n'osent plus regarder, Le trône m'attend ; viens : je ne dois plus tarder. Quelle force invisible en cet instant m'arrête? Je sens que mes cheveux se dressent sur ma tête ! Mais quoi, de ma raison éteignant le flambeau, Ma faiblesse offre au crime un triomphe nouveau , Et peut au châtiment soustraire un couple infâme : Marchons. Ce seul penser rend la force à mon ame.

(Constance vent suivre don Pèdre.)

Vous, Constance, restez.

(Avant de monter la dernière marche do trôné.

Dieu du ciel ! soutiens-moi.

(Debout, prêt à s'asseoir.)

Castro , placez ici le livre de la loi !

(Don Pèdre s*a8sied sar le trÀne, près de celui d*Inès.)

Peuple, on vient de commettre un forfait exécrable; Et la loi doit punir, quel que soit le coupable.

CASTRO

Alvarès d'un poignard vient de frapper ma sœur ; Je l'accuse.

DON PÈDRE, à Alvarès.

Est-ce vous , répondez.

ALVARÈS

Moi! seigneur.

On ose m'accuser ! j'aurais commis ce crime !

DON PÈDRE

Alvarès, sans frémir regardez la victime.

BLANCHE, à part.

Que va-t-il dire?

CASTRO, montrant le lien où Inès a été taée.

Ici votre main l'immola.

ALVARÈS, troïiblé.

Qui le prouve, quel est le témoin?

CASTRO, dévoilant et .montrant le poignard d*Alyarès.

Le voilà.

ALVARÈS, montrant Inès.

Oui... Ce spectre sanglant me dicte ma sentence.

DON PÈDRE

Vous, Blanche, aux pieds d'Inès jurez votre innocence.

BLANCHE. Elle se lève et retombe sur son siège.

Je succombe.

DON PÈDRE , se levant, et tirant son glaive sur leqael il s^appoie. (A Castro.)

Lisez la lô^^ -^^

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