‹ Poésies de Firmin DidotChapitre 130 sur 149 · A JÉSUS CRUCIFIÉ · texte numérisé non relu

A JÉSUS CRUCIFIÉ

Pour t'aimer, 6 mon Dieu , me faut-il l'espérance Du ciel que m'a promis ton immense bonté ?

Me faut-il de l'enfer l'avenir redouté, Pour défendre à mon cœur de te faire une offense?

Je ne vois rien que toi. C'est ta longue souffrance, Ton corps percé de clous, suspendu^ tourmenté, Ta croix, ce sang divin sortant de ton coté.

C'est là ce qui me touche, ô Dieu plein de clémence!

Le bonheur de t'aimer a pour moi tant d'appas ,

Que je t'aurais aimé si le ciel n'était pas ;

S'il n'était pas d'enfer, je t'aurais craint de même.

Ce cœur qui te chérit ne veut rien en retour : Dans ta grâce, sans doute, est mon espoir su|)rême; Mais , sans aucun espoir, j'aurais autant d'amour.

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