‹ Poésies de Firmin DidotChapitre 133 sur 149 · LA PROPHÉTIE DU TAGE · texte numérisé non relu

LA PROPHÉTIE DU TAGE

Les yeux sur sa belle maîtresse, Près du Tage, en secret, le souverain des Goths,

Rodrigue, brûlait plein d'ivresse;

Le fleuve soudain hors des flots Lève sa tête auguste , et lui parle en ces mots :

Tu jouis sous un triste augure, Injuste ravisseur ! tu jouis! et j'entends

La vengeance aux cris éclatants ;

Je vois déjà briller l'armure Dont Mars, l'horrible Mars, revêt les combattants.

O trop funeste jouissance!

Que de pleurs la suivront! cette jeune beauté. Combien sa fatale naissance Coûte à l'Espagne de puissance,

Et du trône des Goths flétrit la majesté!

iSa POESIES ESPAGNOLES.

Llamas, dolores, guerras, Muertes, asolamientos , fîeros maies,

Entre tus brazos cierras,

Trabajos inmor taies A ti y a tus vasallos naturales :

A los que en Constantina Rompen el fertil suelo , à los que bafia

El Ebro, a la vecina

Sansuena , a Lusitana , A toda la espaciosa y triste Espana.

Ya dende Câdiz Uaina El injuriado Conde a la venganza

Atento , y no a la fama ,

La barbara pujanza En quien, para tu dano, no hay tardanza.

Oye, que al cielo toca Con temeroso son la trompa fiera ,

Que en Africa convoca

El Moro a la bandera , Que al ayre desplegada va ligera.

La lanza ya blandea El Arabe cruel, y hiere el viento,

Llamando à la pelea :

Inumerable cuento De esquadras juntos veo en un momeuto.

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