‹ Poésies de Firmin DidotChapitre 42 sur 149 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

PRUSIAS, NI CO MED E, «Tec ses soldats.

AR B AT E , dans le fond.

NIGOMEDE.

Annibal est vainqueur!

PRUSIAS

Est-il vrai? Par quel art nos guerriers intrépides...?

NIGOMEDE.

Eumène, qu'entouraient deux cents vaisseaux rapides. D'un cours précipité fendait le sein des flots ; Annibal , qui privé d'habiles matelots , Ne pouvait opposer à cette flotte active Que cent vaisseaux vieillis, à la marche tardive, Avait fait, pour lutter contre ce souverain.

Courber les mains de fer et les griffes d'airain , Qui devaient, retombant sur ces vaisseaux agiles. Lier leurs flancs captifs à nos bords immobiles. « Partons, amis, » dit-il à ces vaillants soldats Que lui-même à toute heure il exerce aux combats ;

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