‹ Poésies de Firmin DidotChapitre 46 sur 149 · ACTE IV, SCENE VI · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE VI

Suivez ici mon ordre; à vous je le confie,

Et vous m'en répondez , soldats , sur votre vie.

(Arbate reyient avec les gardes.) PRUSIAS.

Réprimez tant d'orgueil; il en est temps, je crois. Lorsque vous régnerez , vous dicterez vos lois. Souffrir qu'en mes états Rome soit avilie !

NIGOMEDE.

N'allons-nous pas porter la guerre en Italie?

PRUSIAS

Rome...

NICOMEDE

La craignez-vous?

PRUSIAS

Prince, apprenez de moi Qu'un roi...

iriGOMEDE.

S'il obéit , seigneur, il n'est plus roi.

PRUSIAS

II n'est plus roi ! Tentends, prince, votre menace. II vous tarde déjà de régner à ma place; Annibal seul et vous , disposez des soldats : Mais vos projets, mon fils , ne réussiront pas. Arbate , assurez-vous du prince Nicomede.

Veillez sur lui.

NICOMEDE, à part.

Grands dieux! faut-il donc que je cède?

(Haat.)

Immolez votre fils et votre défenseur :

Rome, qui vous trahit; à son joug oppresseur

66 ANNIBAL

Bientôt vous enchaînant...

PRUSIAS

Cessez un tel outrage; Je pourrais aux Romains vous livrer en otage.

FLAMINIUS, seul.

Grâce aux dieux ^ en mes mains Annibal peut tomber! Si , vers Casilinum , il sut se dérober Au piège où Fabius avait cru le surprendre , ]*espère au piège adroit que mes mains vont lui tendre Le voir tomber vivant. O jour heureux pour moi! Je sus , en Macédoine , humiliant un roi , Apprendre aux légions à vaincre la phalange ; D'un ennemi plus fier aujourd'hui je me venge; Un triomphe m'attend : l'univers étonné Va voir devant mon char Annibal enchaîné.

Il vient.

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