‹ Poésies de Firmin DidotChapitre 64 sur 149 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Il est encore nuit; on voit des guirlandes suspendues.

INÈS

Je succombe : où trouver le repos qui me fuit? Malheureuse! l'horreur de cette longue nuit, Un songe affreux glaçant mon ame épouvantée, Ce cercueil où m'entraîne une ombre ensanglantée, Mes enfants même, hélas! qu'attendait mon amour, Tout m'accable; et peut-être, en appelant le jour, Mes vœux impatients hâtent ma dernière heure. Des rois de Portugal 6 funeste demeure, Lieux où m'était promis un bonheur éclatant.

Laissez du moins Inès respirer un instant!

(Elle aperçoit les guirlandes.)

Mais que vois-je? Quelle est ma triste destinée!

i3o I.A REINE DE PORTUGAL.

Don Pèdre, il s'accomplit ton fatal hyménée; Tout me le dit, ces fleurs , ces festons suspendus; Inès qui fut à toi ne t'appartiendra plus !

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