SCÈNE IIL
ALPHONSE, DON PÈDRE
DON PÈORE.
Souffrez que mes lauriers, Seigneur, couvrent le front du plus grand des guerriers, Du monarque puissant, surtout du tendre père, Qui de tous ses sujets , dont l'amour le révère , Sans cesse affermissant le repos et l'honneur. D'un fils qui le chérit veut encor le bonheur.
ALPHONSE
Ton bonheur est le mien, cher don Pèdre; et la gloire Que répand sur mon fils sa première victoire D'une fête plus douce est le prélude heureux : Viens dans mes bras ; le ciel a comblé tous mes vœux. Remplis, il en est temps, tes hautes destinées. Les fatigues du trône et le poids des années Ont accablé ton père ; et je Veux sous tes lois , Pour prix de tes respects et de tes hauts exploits. Remettre, dès ce jour, l'autorité suprême.
DON PÈDRE, à part.
Qu'allais-je faire?
ALPHOirSE.
Un roi digne du diadème Doit, lorsqu'il monte au trône et veut s'y maintenir, De sa race et du peuple assurer l'avenir.