ACTE III, SCÈNE I. i
Prononça de l'hymen la formule sacrée,
"ompit le pain vivant, et sa voix révërée
Pour Inès et pour moi monta vers rÉtèrnel.
Je fis entendre alors ce serment soiemnel :
Don Pèdre épouse Inès; Dieu, si je l'abandonne,
Fais-moi régner sans gloire, et maudis ma couronne!
ALPHOIÏSE.
(n descend da tr6oeé)
Rome pourra juger ce que vaut ce serment.
Rentrez, coupable Inès, dans votre appartement, Vous n'en sortirez point sans Tordre de la reine.
DON PÈDRE
Aux mains de Blanche! Inès exposée à sa haine! Non. Princesse, venez, et suivez votre époux.
ALPHONSE
Restez, Inès.
DON PÈDRE
Eh bien! je la confie à vous, Guerriers! Si Ton osait...
ALPHONSE
Quoi ! don Pèdre menace.
Quand aujourd'hui lui-même aura besoin de grâce ! Vous n'êtes qu'un sujet.
DON PÈDRE
Peut-être. Mais...
ALPHONSE
Sortez.
DON PÈDRE
Je sors.
(A. Castro, bas.)
Viens.
t64 LA REINE DE PORTUGAL.
ALPHONSE
Près de moi, connétable , restez.
Empêchez qu'au palais la paix ne soit troublée , Alvarès ; que partout la garde soit doublée.
Un prince dont l'orgueil ose offenser son roi Saura que tout rebelle est puni par la loi.
Pour Inès, je verrai s'il faut punir son crime.
(Les grands et le peuple sortent. Alphonse s'approche de Blanche et de Constance ; Inès reste en arrière. )
Reine , un même intérêt toutes deux vous anime ; Dans le dessein de rompre un hymen odieux, Découvrez par quels soins, quel art insidieux, Elle sut, à nos lois, à mes ordres rebelle.
Ourdir de ses amours la trame criminelle.
Interrogez Inès.