ACTE III, SCÈNE VIll
A ses pleui's suppliants connaissez une mère. Si je n'ai pas le droit de toucher votre cœur, Au moins rendez au roi la paix et le bonheur : Un père vous implore.
DON PÈBRE.
Eh ! puis-je donc sans crime Rompre le nœud sacré d'un hymen légitime?
BLAICCH£.
Rome , vous le savez , dégage les mortels
Des nœuds qu'ils ont formés au pied des saints autels.
DOJy PÈDBE.
Rome peut, s'arrogeant des pouvoirs despotiques, Affranchir les mortels des liens politiques; Mais les cœurs généreux suivent une autre loi.
BLANCHE
Constance! quel sera ton triste sort? Et moi,
Qui d'un bonheur si pur enivrais ta pensée ,
Je te verrai partir honteuse et délaissée.
Pour prix de tes vertus, hélas! tu vas revoir
Sans époux , sans couronne , en proie au désespoir,
Et des fiers Castillans la fable et la risée ,
Leur prince, à qui deux fois Blanche t'a refusée.
Unique et cher objet de ma longue douleur,
Toi qui n'as, jeune encor, connu que le malheur,
A ce nouvel affront devais-tu donc t'attendre ?
DON PÈDRE
Mon cœur est affligé, reine, de vous entendre. S'il existe un objet digne d'être honoré, C'est Constance en effet; mais un pouvoir sacré. Un lien plus pliissant que tous ceux de la terre ,
17e LA REINE DE PORTUGAI..