‹ Poésies de Firmin DidotChapitre 98 sur 149 · ACTE III, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE X

BLANCHE

Alvarès!

ALVARÈS

O ciel ! est-ce vous que je vois , I^s yeux étincelants, et les lèvres tremblantes?

BLANCHE

Hâtons-nous; vengez-moi, les heures sont trop lentes.

ALVARÈS

Vous avez vu l'infant?

BLANCHE

Quel que fût le danger, Alvarès, vous m'avez promis de me venger; Voici l'instant. Il faut tenir votre parole.

ALVARÈS

Reine, et que faut-il donc que ma main vous immole ?

BLANCHE

c'est Inès.

ALVARÈS

Une femme, ô ciel! que sans horreur...

BLANCHE

Frappez, si vous voulez, le frère avec la sœur. Qui que ce soit enfin, pourvu qu'Inès périsse. Il le faut, Alvarès.

ALVARÈS

Ciel! un tel sacrifice!

Vous le savez , du prince Inès reçut la foi ; Il faut, pour l'immoler, l'ordre précis du roi.

BLANCHE

Cet ordre, vous l'aurez. Mais si le roi balance, Je n'en prétends pas moins consommer ma vengeance. Préparez tout pour fuir. Nous serons seuls ; mes soins Auront de toutes parts éloigné les témoins.

FIN DU TEOISliME ACTK.

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