‹ Poésies de François RougetChapitre 74 sur 82 · FOURIER · texte numérisé non relu

FOURIER

Comme ta lèvre est mince et ton crâne chenu, 0 sublime Fourier ! ô vieux chercheur de monde t 0 Christ industriel , encore méconnu , Où n'as-tu pas porté le scalpel ou la sonde ?

Ton œil d'aigle a percé les champs de l'inconnu , Et surpris d'Oromaz la science profonde; Et le vase penché , jetant le contenu , Tu répandis à flots la lumière féconde.

Et dans le deiiùmeiU, de besoins tiraille,

Isolé dans Lutèce, incompris et raillé.

Tu marchas quarante ans seul avec ton génie ;

Et détournant les yeux de notre amas d'erreurs , Tu vécus solitaire au milieu des splendeurs Du règne d'harmonie.

SONNET

Depuis qu'Hugo, pris de verve écolière, De son canif égratigna Voltaire, Il fut de mode et même de bon ton Que tout venant lui lançât son lardon.

Et de Musset , un moraliste austère , V bout portant lui jette aussi la pierre ; ïl le flétrit , faisant de son giron Sortir Rolla, cet affreux nourrisson.

L'ombre d'Arouet à tout accoutumée , Sourit au nez du poète pygmée , Qui d'un ciseau gratte son piédestal.

-is*

Le fier géant, d'un siècle entier l'idole, N'en a pas moins une triple auréole , Le pied posé sur le joug féodal.

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