LE ROSEAU ET LE C
Un roseau , fort de sa faiblesse , Raillait un chêne au front majestueux; Il lui disait : Vois ma souplesse ; Riant des vents impétueux.
Je plie et toujours me redresse !
Mais, toi! l'ouragan furieux T'arrache!... Et ton corps orgueilleux Va mesurer la terre !
Le chônc lui répond : Ah! je plains ta misère,
Toujours ployer! Le ciel judicieux Eût dû mettre à la cour ta tige frêle et mince Pour lutter de bassesse avec les gens du prince ! A tes jours sans honneurs j'oppose un beau trépas. L'aquilon peut m'abattre,... il ne me courbe pas!
^SUr