‹ Poésies de François RougetChapitre 77 sur 82 · LE ROSEAU ET LE C · texte numérisé non relu

LE ROSEAU ET LE C

Un roseau , fort de sa faiblesse , Raillait un chêne au front majestueux; Il lui disait : Vois ma souplesse ; Riant des vents impétueux.

Je plie et toujours me redresse !

Mais, toi! l'ouragan furieux T'arrache!... Et ton corps orgueilleux Va mesurer la terre !

Le chônc lui répond : Ah! je plains ta misère,

Toujours ployer! Le ciel judicieux Eût dû mettre à la cour ta tige frêle et mince Pour lutter de bassesse avec les gens du prince ! A tes jours sans honneurs j'oppose un beau trépas. L'aquilon peut m'abattre,... il ne me courbe pas!

^SUr

Page 1