BAISER IV
Qui ha leu comme VénuSy Croisant ses beaux membres nu^ Sur son Adonis qu^el' baise, Et lui pressant le doux flanc ^ Son col douillettement blanc Mordille de trop grand aise;
Qui ha leu comme Tibulle Et le chatouillant Catulle
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Se baignent en leurs chaleurs ; Comme Pamoureux Ovide, Sucrant un baiser humide.
En tire les douces fleurs;
Qui ha veu le passereau Dessus Je printemps nouveau Pipier, battre de Fasle^ Quand d'un infini retour Il mignarde sans séjour Sa lascive passerelle ;
La colombe roucoulante.
Enflant sa plume tremblante, Et liant, d^un bec mignard.
Mille baisers, dont la grâce Celle du Cygne surpasse Sus sa Lœde fret illard;
Les chèvres qui vont broutant Et (tun pied léger sautant Sus la molle verte rive, Lorsque d'un trait amoureux Dedans Uur flanc chaleureux Eir brûlent d'amour lascive ;
Celuy qui aura pris garde A cette façon gaillarde De telz folâtres ébas.
Que par eux il imagine L'heur de mon amour divine Quand je meurs entre tes bras!