‹ Poésies de Jacques TahureauChapitre 23 sur 48 · BAISER III · texte numérisé non relu

BAISER III

Quand j'engoule tout goulu Ce blanc teton pommelu, Quand tout folâtre j^arose Cette cinabrine rose^ Et quand pressant sèchement^

il^ SON 11 ETZ, ODES

El quand suçant moiUnunt Ces deux chastes lévreUttes Fraichettement rougeUtUs^ En mille baisers mignards Qui me lancent mille dards.

Mille dards dont se distille Le musq, Fambre^ et mille et mille Et mille douceurs encor^ Qui d'un parfumé trésor Pourroient déflairer honteuse Toute F Arabie heureuse.

Et si ne voudroy cet heur Changer au royal honneur; Puis, quand, à demy rendue.

Dessus un lit estendue^ D'un ail tremblant endormy^ Tu soubzleves à demy D'une lassive jambette Le rond de ta cottelette, Dont je descouvre le blanc De ta cuisse et de ton flanc ^ Et bien encor quelque chose Que vrayment dire je n'ose, Plus de ta cuisse goulu Que du teton pommelu;

Puis m'esgarant (ha! ma plume, De peur que tu ne f allume Toy^mesme d'un feu si chaud, N'entre point en cet assaut!), Pense si je voudroys estre Alors gouverneur et maistre De tous les peuples divers De tout ce grand univers.

Ou mesme de la machine De cette voûte divine.

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