A PARIS AU MOYS D'OCTOBRE
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Ne haïr la pêne Gentille, ge me domine l'âme
Non amo, nec amor, nec amavi; Sed scio, si quis amet , uritur igné gravi.
Dieu ! Que vous estes desdaigneuse !
Las ! Pourquoy l'estes-vous si fort ?
Vous m'estes par trop rigoureuse ; Sur ma foy, vous avez grand tort.
Si la rayson le vous commande, Je veulx tout le mal endurer :
N'est-ce pas une peine grande p De languir, sans rien espérer!
Ferme amitié, parfaicte, je vous jure, A vous garder inviolablement ; Et me soubzmectz à tout cruel tourment. Lorsque mon cueur se trouvera parjure.
Palerne a faict ung anagramme D'une qui a son cueur en don; S'il eust peu renverser sa dame, Il n'eust pas renversé son nom.
Gentille, ge me domine l'âme.
Si ta beaulté, d'honneur accompaignée Voulloit choisir un loyal serviteur.
Je tascherois de faire compaignie A ta vertu, qui commande à mon cueur.
J'ay, en mon cueur, gravé vostre figure ; Et (si au vif) Amour la y tira Qu'après mille ans, dedans ma sépulture. Parmi mes oz, vostre nom se lira.
Donec extincta per te.
Au ciel, ung Dieu; en terre, une maistresse.
Qui, par deux foys, a évité nauffraige, Il n'y doibt plus retorner, s'il est saige.
Celuy qui, par deux fois, a évité nauffraige, Il n'y doibt jamais plus retorner, s'il est saige.
Un bel sperar contra bassa fortuna.
La belle mort toute la vie honore.