‹ Poésies de Jean Palerne, forézienChapitre 69 sur 81 · AMOUR PIQUÉ PAR UNE AVETTE · texte numérisé non relu

AMOUR PIQUÉ PAR UNE AVETTE

Le petit enfant Amour Cueilloit des fleurs à l'entour D'une ruche, ou les avettes Font leurs petites logettes.

i. Ce XVIIIe quatrain termine le feuillet, au verso. Mais la pièce ne nous semble pas achevée. La suite et la fin auront disparu avec les deux feuillets suivants, qui ont été arrachés. Nous avons vainement cherché cette pièce dans les Œuvres du Cardinal Duperron, imprimées à Paris en 1622, in-folio: dans Le Cabinet des Muses

Comme il les alloit cueillant, Une avette, sommeillant Dans le fond d'une fleurette, Lui piqua la main douillette.

Si tost que piqué se vit, « Ah ! je suis perdu » (ce dit) ; Et s'encourant vers sa mère.

Luy montra sa playe arrière :

« Ma mère, voye^ ma main »

Ce disoit Amour tout plein De pleurs ; « Voye^ qu'elle enflure « M'a faite une égratignure ! »

Alors Vénus se sourit Et, en le baisant, le prit :

Puis sa main lui a soufflée Pour guarir sa main enflée.

(Rouen. 1619); et dans Les Poètes français, du douzième siècle a Malherbe. (Paris, in-12, 1824). On pourrait encore consulter la Bibliothèque française de l'abbé Goujet. (Paris, 1770, 18 vol. in-12).

« Qui t'a, dis moy, faulx garçon

« Blessé de telle façon ?

« Sont-ce mes Grâces riantes,

« Ou leurs esguilles poignantes ? »

« Nany : c'est ung serpenteau « Qui voile au printems nouveau, « Avecque des haillerettes, « Cà et là sur les fleurettes. »

« Ah ! vrayement je le cognois »

« Dict Venus ; les villageois « De la montaigne d'Ivette l « Le surnomment une Avette*.

« Si donques un animal « Si petit fait tant de mal « Quand son alêne époinçonne « La main de quelque personne,

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