‹ Poésies de Jean Palerne, forézienChapitre 7 sur 81 · Que l'ambiguïté de sa lettre l'a mis en doubte · texte numérisé non relu

Que l'ambiguïté de sa lettre l'a mis en doubte

1 1 . — Il s'escuse, oultre la défence de sa dame ; il désire l'asseurer de sa fidélité.

12. — Il la prie ne faire plus de doubte de son affection, et d'effectuer sa promesse.

i3. — Il doubte que son âme soit plus heureuse, gardant les commandemens de Dieu, que là où elle est engaigée et tend à plusieurs fins.

14. — Il monstre le contentement qu'il a des lettres de sa dame, les yeulx de laquelle luy sont seul object.

i5. — Il accuse sa maistresse de ce que, comme luy, elle n'a du tout oblyé ce qui s'estoit passé entre eulx; et pour monstre qu'il ne se veult prévalloir de ses lettres, il les luy renvoyé toutes.

16. — Il monstre que ce n'est pas assez de se dire amy en présence, qui n'en monstre aultant en absence; il demande la continuation des bonnes grâces de sa maistresse.

17. — Il se plainct de ce que sa dame ne luy a escript, et du moyen qu'on luy a osté de luy escrire.

18. — Il déclare n'estre aux bonnes grâces de sa dame que pour sa fidélité; il offre de la servir avec tout respect.

19. — Il la supplie luy adresser ses commandements, si elle pense qu'il se soit oblié luy dédier quelque chose de plus.

20. — Quoy qu'il s'asseure d'estre tenu pour serviteur, il ne laisse luy offrir, de nouveau, service.

21. — Il se plainct de fortune qui l'a privé de la veue de sa dame; la prie de délivrer son prisonnier.

22. — Le serviteur désireroit à sa maistresse pareil mescontentement qu'il a de son absence; crainct d'estre puny, s'il falcifioit son serment.

23. — Il croit que les parolles de sa dame sont feinctes, et qu'elle dissimule pour l'esprouver.

24. — Il se plainct de son dueil, cause de l'absence de sa dame ; la suplie assister l'affligé ; se soumet aux tourments des réprouvez, plus tost que manquer de foy.

25. — Il se plainct de ce que sa dame l'a prévenu, se plaignant de luy qui avoit occasion de commencer d'espérer luy faire cognoistre sa dévotion.

26. — Il déclare estre obligé à sa dame, pour luy avoir remis sa faulte; la prie ne l'esloigner de ses grâces.

27. — Le but de la présente tend à ce que sa dame ne pense point qu'il soit si traistre à soy-mesme de semer en champ infertille.

28. — Il monstre comme la peine est allégée quand on y est résolu. Il ne la peult offencer qu'il ne l'offence pour s'y résouldre ; la prie d'adoucir la rigueur de ses commandemens.

- Il supplie sa maistresse l'escuser de ce qu'il luy commande.

3o. — Il se plainct du courroux de sa dame; on ne peult, dict-il, estre offencé de son vainqueur.

3i. — Quand tous les hommes du monde le m'eussent juré...

3>. — Mon cueur, fléchissant le genoeil, je te demande...

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