‹ Poésies de Madame Desbordes-Valmore (volume 2)Chapitre 28 sur 86 · L'EXILÉ · texte numérisé non relu

L'EXILÉ

UI9 je le saiS; voilà des fleurs, 8 vallons y des ruisseaux •, des prés et des feuiUages ^ lis une onde plus pure et de plus verts ombrages ichantenli^a pensée^ et me cjoûtent des pleuiis.

a Oui, je le vois^ ces frais zéphyrs tressent en jouant de naïves bergères; ^is d'un zéphyr plus doux les haleines légères ttirentloin de moi mon ame et mes soupirs.

io8 ROMANCES.

« Ah ! je ]e sens^ c'est que mon cœur, Las d'envier ces bois , ces fleurs j cette prairie , Demande , en gémissant, des fleurs à ma patrie : Ici rien n'est à moi, si ce n'est ma douleur. »

Triste exile , voilà ton sort :

La plainte de l'écho m'a révélé ta peine.

Gomme un oiseau captif, tu chantes dans ta chaîne j

Gomme un oiseau blessé , j'y joins un cri de mort.

Goûte l'espoir silencieux !

Tu reverras un jour le sol qui te rappelle ; Mais rien ne doit changer ma douleur éternelle : Mon exil est le monde... et mon espoir aux cieux.

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