UNE REINE
V Barde a vu sa reine fugitive :
lit qu'un luth ^ exprimant sa douleur^ son retour avertissait la rive . la rappelle un trône... ou le malheur, rsque sa voix^ et peut-être ses larmes , isaient pleurer les tristes matelots ^ le n'oppose à de perfides armes 16 ce murmure apporté par les flots :
« God save the king !
igo ROMAJ^CES.
« J'avais quitté les liens de l'enfance^ Pour me parer des chaînes de Tamour :
Aimer son maître est sans doute nne offense , Puisqu'à ma vie il n'a souri qu'un jour.
Lorsque des pleurs roulaient sous ma paupière Et retombaient lentement sur mon cœur.
Mon cœur tout bas mêlait à sa prière Cette prière encor pour mon vainqueur :
God save the king !
a Seule souvent au berceau de sa fille.
Formant des vœux qui n'étaient plus pour moi, Je lui disais : « A ma noble famille ' « Mon jeune hymen n'offrira-t-il que toi ! » Cachant alors mes pleurs sous ma couronne , D'un chant d'amour je berçais son sommeil ; Et de ce chant, dont la rive résonne , Ma voix toujours salua son réveil :
God saye the king !
^ur mon front triste^ abattu ^ maïs sans crainte, I cherche en vain la trace d'un remord ; miais mon front n'en recevra l'empreinte , je la laisse k qui rêve ma mort, l'an moins la mort m'attende à ton rivage, beau pays qui vis mes plus beaux jours!
i d'autres jours si tu vois mon naufrage , s que ta reine au moins chanta toujours :
God save the king ! »