X-iOrsque je ressemblais au mobile roseau
En glissant sous les fleu^rs comme au travers d'un songe
i86 ROMANCES.
J'écoutais l'eau fuyaute et les chants de l'oiseau.
Je n'ai pas oublié cette musique» tendre , Qui remplissait les airs d'un murmure enchanté ^ Dans ma chaîne souvent il m'a semblé l'entendi'e J'ai dit : le rossignol là-bas a-t-il éhanté?
Penchent-elles encor leurs têtes couronnées , Ces belles fleurs^ dans l'eau que j'écoutais gémir? Non , elles étaient fleurs ; le temps les a fanées , Et leur chute a troublé le Calme Bendemir.
Mais lorsqu'elles brillaient dans l'éclat de leurs chs Avant de s'effeuiller sur l'humide tombeau^ On puisa dans leur sein ces odorantes larmes^ Qui rappellent l'été dont le règne est si beau !
Ainsi le souvenir rend à mes rêveries
chants du rossignol que j'écoutais gémir; nui chaîne s'étend jusqu'aux rives fleuries je crois voir couler le Calme fiendemir.