LE PASTEUR
IMITÉ DE GOUDELIN.
l'h£UR£'où s'éteignait le chant de Talouelte j :ette heure tranquille où^ sous leurs frais abris ^ » oiseaux gazouillaient de moisson^ d'amourette; eles ailes d'un songe enveloppaient Lyris^ land la Nuit, pâle encor, d'étoiles couronnée^ enait timidement sa course dans les cieux; uand la rose d'un jour ^ languissante et &uée y ^lialait en mourant ses parfums précieux;
Quand d'une journée ora(];eu8e La nature se reposait Pour s'éveiller plus belle et plus heureuse , Un beau pasteur disait :
« A cette heure où tout brûle ^ où je meurs, la cruelle « A. fermé ses beaux yeux qui m'ont fait tant de mal* « Lorsque j'entends couler le limpide cristal
<( Du ruisseau qu'en hiver j'ai vu glacé comme elle ; « Farouche avec l'Amour, elle rit au Sommeil; « Il règne seul sur elle , il la berce, il l'embraàse. « Oh ! dans tes bras charmans si j'obtenais sa place, « Lyris , tu^ne pourrais m'en chasser au réveil ! « Un doux étonnement , une amoureuse flamme « Enchaînerait ta force et vaincrait ta riguçuf ; (c Et mon ame, en passant pour aller à ton ame, « Echaufferait la neige où s'enferme ton cœur. »
I^A MOJVTBE.