‹ Poésies de Madame Desbordes-Valmore (volume 2)Chapitre 70 sur 86 · LA NYMPHE TOULOUSAINE · texte numérisé non relu

LA NYMPHE TOULOUSAINE

îMITATION DE GOUDELIN.

ous les arbres touffus , naïres pastourelles, Cherchez de frs^ifli abris contre Fardeur du jour ^ It vous, petits oiseaux , sous leurs voi^tes nouvelles, ilnflez votre gosier pour saluer l'Amour.

Coi dont les flots d'argent , dont l'eau vive et brillante . >fiFre un o^irpir mobile à la beauté riante , Cristal limpide et pur, qui rafi*aichis les fleurs, ru ne: rafraîchis fuia mes yeuiL brûlés de pleurs. > .

a68 POESIES

Vallons où le plaisir vient former des guirlandes Quand la jeune saison vous chaîne de rameaux^ Où l'aheille bourdonne à Tentour des offrajides ' Que le Printemps attache aux branches des ormeaux ^ Ecoutez ! écoutez la Nymphe Toulousaine ^ Elle pleure , elle fuit des cieux la pourpre et For : Ne l'entendez-vous pas gémir ^ gémir encor ^ Appelant un écho triste comme sa peine?

Ecoutez ! écoutez ! Le voile du malheur Intercepte Téclat de l'astre de la France ^

Et la douce Espérance , En retournant aux.'deux^ jette un cri de terreur. De ronces , de cyprès a jamais couronnée ,

Aux regrets condamnée ^ ' Ma lyre en sons confus révèle mes d'otileiirs ;

Et le Temps me prooiet des pleurs y toujours des ^eurs.

Henri, le grand Henri'. .. Qdel doiil<flâMMx>muiiiiure

IHLTB-aSES. ^

S'él&ve antduriie me»? ) enri , ton nom m'échappe -,'.ei>toutÊ lalnbukre' ^

A tressailli d*effî*oi.

orgueil du sol fhuiQsis j ià noble ile«r linàbée

N'yrenaiirajafliajs:! ' '-.M.. ,

0U8 la faux'de.ianDuorl sa tête s'eslt oonrbédf ^ monde plsiiarb,;iilfil6urëL'»i!Hèarr.sèui( est eti paék. 1/ Lux régions dt» bid ad çrôndB aatei eurdée . • : t\

)e son denâeriaoupio a; cempli IHinivera $ ' • •

^tTunivecs n'est; pliiaqu: une UiàtevÀUée î'

juele ciel abandonné au souffle des pervoirs» .

îenri! toi-ilu^t^âf^aponr la gloire du mon^lo^ . : • ' ^e trône ^ en tëploirtant, s'ednobUssâiteneor: felle est du dianmanC la rickesse fêcônde ^ î^nluiprètatitëes'feuxilenoiigneillitror. < '

^a terre y en frémissant au bpuit de tes armées y

^c reconnut pouMiiaitrey et nomma son- vainqueur.

%^o POËiSlEB

Les vertus t'attendaient; ellctétaient>foimée8 - Pour, habiter ton 4tœur.' :- * > i - -.> un

Soutiens ma lyre , 6 Vé^të charmante fî Henri , le grand Henri ne craint pas ton aitrotr ; > De ce roi y tout amour ^ tu fus la noble anaànèe^ Oh ! daos le oeeun de» mé tqu^ «st Ibeau de te y oir l Tu ne le suivras plus au- milieu d^ baiailled ; Mais, viens, comme une ^ëqve>aittoi|ifa8aii>âe:son roi Suspends par tes récits rhorroupides fipiléfâillesy Je ne veuic: chanter qu'après toi.

Quand le ciel, inrité de leur plainAe im^^Um^^ De la guerre auat hmmm^ impù$!K 1« hvti^m i . Henri , que fatiguaient les jetux de là F:«irlMi4e ^ : En poursuivant L'ingrate arracha son bai»dcau. • Ses ennemis tombaient cbnime! atteiats dcr la foudre ' Ainsi le verre éclate et se réduit en poudre.

l désarma le Ciel^ il étonna le. 3o^^, .•..,. > Il enchaîna la Mort.

L'iniplacaUe «irbalétrièpre , .. ... .. ,., /

assise et m^n^s^iAe /au mïïim de^s d^pfifi , . . Agitait ttmâ s^ maint sa flèche :iq«M[Vtr|èure ^ : Et la Peur en ^avta Ja nouveUb h "^m^^ i i , r

Elle dit : « Je Fai vu ! Tel un lion s'élance ^ Epouvante les loups , les soumet, les retient. De mille bras ligués il fait tomber la lance ^ Cest THcrculc qui brise , et l'Atlas qui soutient^ C'est Henri , fuyez tous ! y> On vole à son passafçe , ^n l'implore ; il sourit j et le ciel se dégage , £t la France respire , et le roi troubadour liante, sous des lauriers, Gabrielleet l'Amour.

Aais quel monstre se glisse et s'avance dans l'ombre? échappé de l'enfer, il brûle d'un feu sombre ; 1 siffle , il roule , il rampe aux pieds de la vertu.

Henri se penche , et meurt sans avoir combatta !

Vérité, pour accens tu n'as plus que des larmes; L'avenir te répond par un long cri' d'alarmes. D'un roi clément^ d'un père, on prépare le deui), Et ma lyre se brise au pied de son o

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