MALHEUR A MOI
Ah ! cp n'est pas aiiiici' quo pipiulrc sur soi-in("nir De pdiiYiiir vivre ainsi loin de l'objet qu'on aime.
AM)r,É CuÉMEu.
Malheur à moi ! je ne sais plus lui plaire ; Je ne suis plus le charme de ses yeux ; Ma voix n'a plus l'accent qui vient des cieux, Pour attendrir sa jalouse colère; Il ne vient plus, saisi d'un vague effroi, Me demander des ser,ments ou des larmes. Il veille en paix, il s'endort sans alarmes : Malheur à moi !
Las de bonheur, sans trembler pour ma vie, Insoucieux, il parle de sa mort! De ma tristesse il n'a plus le remords. Et je n'ai paS tous les biens qu'il envie! Hier, sur mon sein, sans accuser ma foi. Sans les frayeurs que j'ai tant pardonnées. Il vit des fleurs qu'il n'avait pas données : Malheur à moi !
Disti'ait d'aimer, sans écouter mon père, 11 l'entendit me parler d'avenir;
l'LEL'RS ET PAUVr.ES FLEURS. ÎSi
Je n'en ai plus, s'il n'y veut pas venir. Par lui je crois, sans lui je désespère; Sans lui, mon Dieu! (.oniment vivrai-je en loi? Je n'ai qu'une ànie, ef c'est par lui qu'elle aime, El lui, mon Dieu, si ce n'esl pas loi-même, Malheur il moi !