‹ Poésies de MalherbeChapitre 20 sur 45 · LA SIBYLLE DELPHIQUE · texte numérisé non relu

LA SIBYLLE DELPHIQUE

Sur le double mariage.

La France à l'Espagne s'allie ; Leur discorde est ensevelie , Et tous leurs orages finis.

Armes du reste de la terre , Contre ces deux penj)ies unis Qu'ètes-vous que paille et que verre?

LA SIBYLLE CUMÉe.

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Arrière ces plaintes comnuiues Que les plus durables fortunes Passent du jour au lendemaiu ; Les nœuds de ces grands liyniénoes Sont ils pas de la pro])re main De ceux qui fout les destinées.''

LA SIBYLLE KRIfTHRÉE.

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Taisez-vous, funestes langages,

Qui jamais ne faites présages

Où quelque malheur ne soit joint;

STANCES

La Discorde ici n'est mêlée , Et Thétis n'y soupire point Pour avoir épousé Pelée.

LA SIBYLLE SAMIEKr-E.

Au roi.

Roi que tout bonheur accompagne.

Vois partir du côté d'Espagne Un Soleil qui te vient chercher.

O vraiment divine aventure, Que ton respect fasse marcher Les astres contre leur nature .'

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