‹ Poesies de Marguerite-Eleonore ClotildeChapitre 127 sur 174 · Trouve le secret de paroi tre éloquente · texte numérisé non relu

Trouve le secret de paroi tre éloquente

D'entassement : ainsy troublent des flotz

Précipitez , le crystal des ruysseaulx ;

Ou tel nng mur , haussé jusqu'au tonnerre , '^

Croule, et devient ung vain poids à la terre.

Mieulx ne feroit y que de perdre le fruict

D'ung gros labeur, à conter comme luict

Le feu d'enfer? à composer des esles

Aux chérubins, que peult cuyder tant belles, i^

Sans aller yeoir? et tant d'aultres propoz ,

Que Padvenir , oyant leurs premiers motz ,

Ne croyra, seur, humain tenté d'escrire...

Et cisteroy , se le pouvoy , sans rire.

Maiz que t^en prend , Clotilde , à censurer 170

Ung qui desjà s'ose aux roys mesurer ?

T'y bien affiert, en effect, de sémondre

Cil que , d'ung mot , soudain peult le confondre ;

Et, cèdre altier , te mander , vil rozel ,

Prendre Tayguille et torner le fuzel ! «75

Là m'en tenir, je croy, feray plus sage ;

Car bien appriz que n'est oncques d'usage ,

Par bons adviz et touschantes rayzons ,

De corriger ceulx-là qu'applaudissons.

Or donc sa muse , en chascun lieu du monde, * '^^

Treuve secret de paroistre faconde !

78 ^océteé

Vers i8a. Qn^après mille ans il en soit

i83. Qu^on le célèbre !

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