EXTRAITS DE LA PASTORALE HEROÏQUE
e ^^osai;i^te et l^or^ybon*
Tant au loing du roy de mon cœur
C'est trop y hélaz ! languir seulette !
N'ay plus ny parler, ny couleur,
Tant au loing du roy de mon cœur !
N'a donc pitié de ma langueur 5
Luy qui n'oyoit que sa poulette?
Tant au loing du roy de mon cœur
C'est trop , hélaz ! languir seulette !
Du jour qu'ay veu mon roy partir,
Voyle des nuicts couvre le monde : 10
Aisles du temps croy s'allentir,
Du jour qu'ay veu mon roy partir ;
a58 "^Ptiiti
Vers \t\. Qu'autour de moi...
i5. Du jour quVUe a vu...
iq. ... ainsi fais-je^ moi (c'est ce que je fais).
ai. A présent {^ors) qu'il est si loin, malgré...
q3. Lui qui disoit...
q5. Pour l'aimer , il suffit de le voir... a6. {^Onc j jamais.)
ag. La plus fiërc...
3o. (Sen'age, esclavage.)
Ne peulx rester, ne peulx sortir,
Qu'entour de moy tout ne responde :
« Du jour qu*a veu son roy partir, i5
« Voylp des nuiçt^ couvre le monde » »
Il me dizoit : « Je vy pour toy ,
« Que la mort seule nous sépare ! »
Je respondoy : « Sy fais-je moy. »
Quand me dizoit : « Je vy pour toy: » ^o
Ors qu'est si loing, maugré sa foy,
Sçay-je le sort qu'il me prépare ?
Luy que dizoit: « Je vy pour toy;
« Que la mort seule nous sépare ! »
N'est pour l'aymer, que de le voir ; ^^
Qui le vist , onc ne fust voilage :
Dust-on r adorer sans espoir.
N'est pour l'aymer, que de le voir :
Tant fiere qu'acteinct son pouvoir,
Se complaist en si doulx servage : 3o
N'est pour l'aymer, que de le voir ;
Qui le vist, onc ne fust voilage.
Les fleurs esclozent soubz ses pas ; Parfum de roze est sur sa bousche ;
!i6o ^fclîci
yen 55 de srs appas.
40. ^Cc oovplct est ddîcMvi. En sapprimant raocienne orthographe 00 le croîroit écrit de «os joars. En reranche il est saiyi dans le
■umosorît d^uB autre cxMiplet, que noms reCranchoiis, parœ qn^il dou a été impossilile de rentcadre. Cétoit ub témoigna^ de Pautlienti-
cîté de ces poésies , que news sacrifions à la crainte de fatiguer nos
Irctenrs^ mais ncms espérons qu'ails Tondront bien nons en teniF
compte.}