‹ Poesies de Marguerite-Eleonore ClotildeChapitre 153 sur 174 · EXTRAITS DE LA PASTORALE HEROÏQUE · texte numérisé non relu

EXTRAITS DE LA PASTORALE HEROÏQUE

e ^^osai;i^te et l^or^ybon*

Tant au loing du roy de mon cœur

C'est trop y hélaz ! languir seulette !

N'ay plus ny parler, ny couleur,

Tant au loing du roy de mon cœur !

N'a donc pitié de ma langueur 5

Luy qui n'oyoit que sa poulette?

Tant au loing du roy de mon cœur

C'est trop , hélaz ! languir seulette !

Du jour qu'ay veu mon roy partir,

Voyle des nuicts couvre le monde : 10

Aisles du temps croy s'allentir,

Du jour qu'ay veu mon roy partir ;

a58 "^Ptiiti

Vers \t\. Qu'autour de moi...

i5. Du jour quVUe a vu...

iq. ... ainsi fais-je^ moi (c'est ce que je fais).

ai. A présent {^ors) qu'il est si loin, malgré...

q3. Lui qui disoit...

q5. Pour l'aimer , il suffit de le voir... a6. {^Onc j jamais.)

ag. La plus fiërc...

3o. (Sen'age, esclavage.)

Ne peulx rester, ne peulx sortir,

Qu'entour de moy tout ne responde :

« Du jour qu*a veu son roy partir, i5

« Voylp des nuiçt^ couvre le monde » »

Il me dizoit : « Je vy pour toy ,

« Que la mort seule nous sépare ! »

Je respondoy : « Sy fais-je moy. »

Quand me dizoit : « Je vy pour toy: » ^o

Ors qu'est si loing, maugré sa foy,

Sçay-je le sort qu'il me prépare ?

Luy que dizoit: « Je vy pour toy;

« Que la mort seule nous sépare ! »

N'est pour l'aymer, que de le voir ; ^^

Qui le vist , onc ne fust voilage :

Dust-on r adorer sans espoir.

N'est pour l'aymer, que de le voir :

Tant fiere qu'acteinct son pouvoir,

Se complaist en si doulx servage : 3o

N'est pour l'aymer, que de le voir ;

Qui le vist, onc ne fust voilage.

Les fleurs esclozent soubz ses pas ; Parfum de roze est sur sa bousche ;

!i6o ^fclîci

yen 55 de srs appas.

40. ^Cc oovplct est ddîcMvi. En sapprimant raocienne orthographe 00 le croîroit écrit de «os joars. En reranche il est saiyi dans le

■umosorît d^uB autre cxMiplet, que noms reCranchoiis, parœ qn^il dou a été impossilile de rentcadre. Cétoit ub témoigna^ de Pautlienti-

cîté de ces poésies , que news sacrifions à la crainte de fatiguer nos

Irctenrs^ mais ncms espérons qu'ails Tondront bien nons en teniF

compte.}

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