FRAGMENT III
Youz j petiotz innocents y doulcettes créatures ,
Du filz d*Héloysa , toijschantes génitures ;
Petitz-filz d4celuy qu'ay porté dans mon seyn,
Soleil puysse , à voz yeulx , ne poindre que sereyn I
Qu'auroit Héloysa de joie à vouz cognestre ! ^
Et que doulx m'eust semblé se youz eusses Teu crestre
Dans les bras adorez de l'ange gracieulx
Que, pour noz maulx lényr, croy que firent les cieulx !
Maiz que dis-je?... escartons ung penser, trop funeste :
De mes jours orageulx youz doy peu qui me reste ; ^^
Timides enfançons , ne youz rebute paz
Le soubriz de Clo tilde aux portes du trespaz.
Ne tarderez yenir où chemeine première :
Âinz pour youz suyye , au loing, un raiz de la lumière
Dont luict sur yoz matins le fugitif esclat ; *^
Se youz duysent mes jeulx, imitez jeune aiglat; Deyant qu'en puysse bien soustenir la yoydie,
298 ^oe«ie<
Vers 18 son aile....
19 moins il épuise....
30 Tatteint.... l'impuissante....
a I . Dans quelque liem qne vou9 tiatniex. (Ce Ttrs et les suiyants , jusqu'au ag", ont un peu d'incohérence, et déparent ce fragment, plein d'ailleurs de sentiment, de finesse et de grâces.)
aa. Songes qu'il ne fut....
a3. Qui ne reposa point; il m trouye....
a4* Ne commences jamais un ouvrage....
a5. La fortune ne favorisera point....
37 demande le secours .