‹ Poesies de Marguerite-Eleonore ClotildeChapitre 168 sur 174 · Mais , si je vois qu'il esi · texte numérisé non relu

Mais , si je vois qu'il esi

be ëlottlbe* 399

N'esleve , aux champs de feu , son esle trop hardie ;

Et, moins espuyse en vain , sa nayssante vigueur,

Plus tard Tactaint des ans l'impotente langueur. 20

Où que traisniez des fers , où que le sort vous mené ,

Songez ne fust mortel esgal au filz d'Alcmene

Que ne reposa point : se treuve temps pour tout ;

Oncques ne commenciez œuvre que par ung bout :

Grand'presse et gros labeur n'accœillira fortune ; q5

Gayeté fuyt l'esprit quand soulcy Timportune;

Et grâces , dont plus qu'un , sans fruict , queste secours,

Filles sont du playzir comme sœurs des Amours.

N'est que prime seyzon pour l'imaginative ;

Vieillesse d'amender seule a prérogative : 3o

Ce n'est tout de créer; ainçoiz faut-il polir.

Se veyons , s'espurant , la cire au feu mollir,

Ençoys , seul froid penser, espurant nos rimailles.

Les forcist. N*a posé le fruict de ses entrailles

Que lesche, Calysto , du chief jusques aux pieds 35

Ses oursins^ de tout point, naissants disgraciez.

Ne say si fait est vray ; le dict en soye utile ;

Point d'ouvrage parfait n'esclot du plus habile ;

Cuydez qu'en parle à fond ; quand loysir m'est donné ,

Reprends de mon jeune aage ung fruict abandonné ; 4<>

Le revoy ; le polys : s'est gentil , le caresse ;

Ainz , voy-je qu'est manqué , la flamme le redresse.

3oo ^otiiti

Ven 4^* G>'^<M À ma loogue vie, il se peut....

44* I^ celui....

45. Je ne corrige pas sans peine tel ouvrage que je lis sans effort.

47 . Je n'aurois pas cru qu'il en faudroit bannir (septénaire est là pour septuagénaire),

Page 1