Les dieux
57 . (Le marquis et non pas le duc de Mantoue , comme le prétend M. de Suryille ; plusieurs autres pririces de la maison de Gonzague étoient aussi à cette bataille. Nous ne pouvons nous empêcher de citer ici une note de M. de Surville sur ce vers : a Lance , dit-il est pris au « figuré pour bataillon , ou plutôt escadron, » Qui croira jamais que ce chant royal ait été composa par ôeltii' qui lé t^kfrmentbit de c^tte manière ? ) derraine , dernière. . . ,
58. ( Ludovic Sforce. La manière dont Clotilde amène ici son refrain nous paroit également heureuse et poétique.)
Le Griifon y la Licorne aux palaiz somptueulx ,
L'Ours blanc, et de Saint-Marc la superbe Lyonne, 4»
Soustiennent de Milan le Dragon tortueulx.
L'Eridan , de vos bras , attend sa délivrance ;
Hastez-vous ! disputez ces passages estroicts !
Ne vous auroit le ciel confié sa vengeance,
Si de vos devanciers portant vaine semblance , 4^
Vous ne sçaviez jouster qu'en spacieulx tournoys...
Aux mains! n'oyez quel son rendent échoz de France,
a Rien n'est tel qu'un héroz soubz la pourpre des roys ! »
Ainsy, bravant la mort qui jà vous environne,
Fondez sur l'enneray lasche et présomptueulx. 5o
Tu ne t'attendoiz pas, pontife fastueulx,
Aux affronts qu'en ce jour, sur ta triple couronne ,
Verseroient tes efforts tousjours infructueulx î
Quoy ! se peut-il encor que Victoire balance ?
Dieulx seroient incertains où se montre Valoys ? 55
Non , non : sur l'hydre mesme , en Hercule il s'eslance ;
Perfide Mantouan , rompz ta derraine lance !
L'air au loing en mugist : Ludovic , aux aboys ,
Palisl, tombe ets'escrye : « O trop heureuse France,
« Rien n'est tel qu'ung héroz soubz la pourpre des roys! » 60
3o8 ^otiiti
Ver* 6i en qui brillent la valeur....
63. Du premier Charles (jCharlemagné) , qui , en dépit de Fempire grec,
63. ATempire.... comme au royaume.... {Râgne, pourrojaume^ comme le latin regnum.)
64 leur première splendeur,