Ils m'ont assez dit que je n'avois rien à redouter
il Slottibe. 19
t tek soirs me soubvient , où libres , grâce à Tombre ,
L'ung prez de Taultre assiz en mesmes champs ,
ulcement s'esgarer layssoiz mes mains folastres
Sur le contour de tes aymabies traicts ,
sdiz que de mon seyn tes lèvres idolastres 9-^
Bn meyssonnoient les pudiques attraicts.
rs n'avoit tendre amour de tant secret mystère
[^ue pust celer à nos dezirs croissantz ;
lyzir, dont espuysions la bruslante cratère
Rien qu'en ung seul congloboit tous nos sens.
ray-je rappellant ces nocturnes extases ,
Du lict d'hymen fruictz tant délicieulî?
L ! ceste que , si loing , de touz'les feulx embrases >
Moinz pouvoiz-tu qu'embler vivante aux cieulx ?
land revoyray, diz-moy, ton si duyzant vizage? io5
Quand te pourray face à face myrer ?
enlacer tellement à mon frément corsage , Que toy, ni moy, n'en puyssions respirer ?
Leulx qu'ores ne convient, te diray mainte chose
Qtt'oultre ne sçait contenir mon ardeur : no
ny, se tout d'un coup s'espanoyoit la roze
Plustost cherroit sans vie et sans odeur.
3n creigne , à tes beaux yeulx , oncques cesser de pla i re I
Assez m'ont dict que n'avoye à doubler;
P^ers 1 15. Bien qu'ils soient pour jamais le Phare...