‹ Poesies de Marguerite-Eleonore ClotildeChapitre 29 sur 174 · Mais je vois · texte numérisé non relu

Mais je vois

be Êlotîlbe* 17

^ tant d'amour est permys quelqu'effroy :

! dèz chasque matin que l'olympe se dore , Je me voyoiz montant sur le befiroy, irmenant mes regards tant que peuvent s'estendre , 2t me livrant à d'impuyssans désirs ! 70

le que suis , hélaz ! m'est adviz de t' attendre ; Uusion me tient lieu de playzirs !

7s nul n'est estrangier à ma vive tendresse ; Te cuyde veoir ; me semble te parler :

à , me dis-je , ay receu sa dernière caresse. . . » 7^

St jusqu'aux oz soudain me sens brusler.

:îy, les ung ormeil cerclé par aubespine * Que doulx printemps jà coronoit de fleurs, [e dict adieu » ; sanglotz suffoquent ma poictrine , il dans mes yeulx roulent torrents de pleurs. 80

lutres foiz escartaut ces cruelles imaiges , I^roy, m' enfonçant au plus dense des bois , sler des rossignolz aux amoureux ramaiges , Entre tes braz , mon amoureuse voix :

semble oyr, eschappant de ta bouche rosée , ^5

^es mots gentils que me font tressaillir ; iz voyds , au mesme instant , que me suis abusée , Bt, souspirant, suis preste à desfaillir, tibvent aussy le soir, lorsque la nuict my-sombre Me laisse errer au long des prez penchantz , 9«

i8 ^oeéieé

Vers 93. Je laissois mes maius folâtres s^cgarcr doucement.

Page 1