‹ Poesies de Marguerite-Eleonore ClotildeChapitre 34 sur 174 · Voudroit tout abaisser un cran plus bas · texte numérisé non relu

Voudroit tout abaisser un cran plus bas

33 par hasard.

35 e£ suiv. Qu'un petit vent souffloit entre mes cheveux, et fa: voler leurs petites ondes de couleur claire , comme des bandelel sur mon sein , qui , déjà tendre , s'enfloit au nom d'amour.

.Jo ainsi que daas nos vers.

iS

be (Slotilbe* 29

Peu sont dostés du trop rische advantage

De varier leur séduysant ramage

Par mille sons tousjours doulx et nouveaulx ;

Car ne sont plus ces fertiles cerveaulx , ^**

Qui mollement soustinrent au Parnasse,

^n divers temps, les couronnes d'Horace :

n n'en est plus de ces divines mains

Qui, ravivant le cygne des Romains ,

Chascune flour des rives d'Hyppocreine

Sçavoient ugnir et disjoindre sans payne ;

Cy n'avons plus que foibles oyselets ,

Faysant oïr leurs concerts aygreiets ,

Ne regrettant de l'antique Ausonie

Que les thrésors et non pas le génie , 3o

Maiz dont l'orgueil, bruslant de s'exhausser,

Ung cran de plus tout vouldroit abaisser.

Or il advint qu'ung beau jour, de fortune,

Lors que n'avoy soulcy ne payne aulcune ,

Qu'ung ventelet entre mes crins soufïloit, 35

Et sur mon seyn , qui , jà tendre , s*enfloit

Au nom d'amour , ainsy que bandelettes ,

Fezoit voler leurs claires ondelettes ,

Je me disoye : o Est-ce qu'en l'univers

Tout se ressemble ataii que dans nos vers? 40

3o ^of«ité

f^e^4^' ^^ derroient-ils pas...

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