‹ Poesies de Marguerite-Eleonore ClotildeChapitre 38 sur 174 · Ni de manteau · texte numérisé non relu

Ni de manteau

be (ElotilU. 33

D'où vient seroit, quant fuyrois le collège ^^

De plats rimeurs que de labeur s'allège

Pour tost fenir; qui, d'ung et d'aultre las,

Infortuné, tant se guermente, hélas!

Pour desrober ce que n'auroit sceu feindre ;

Puis d'ung peu d'art de ses pillages teindre 70

N'ha le soulcy ; tellement qu'à les oyr

Chascun se dict : a Ailleurs cuydai-je voir

« Touz ces propos l » et mande leurs sornettes

Faire ez chauiToir usage de brouquettes?...

Car , en efFect, que choysir , sur ma foy , 75

Dans ces recœils de si chestif aloy ?

Sont-ce rondels , faicts à la vieille poste

Du beau Froissart? contre luy nul ne tostc ,

Ne tostera , m'est advis , de long-temps ,

waces , esprit, et frescheur du printemps 80

L'ont accueilli jusqu^à sa derraine heure ;

Le vieulx rondel habite sa demeure

A n'en sortir. Oh ! que gentil seroit

A mes regards cil que nous le rendroit

Ce bel amy , ma Rocca , quant j'y pense ! 85

Que dans nos cœurs bien auroit sa compense ,

Se ramenoit emprez de ses brebiz

Tendre pastour , que n'ha laissé d'habiz

Ou de mantelz , comme aultrefois Elie ,

34 "^otiiti

f^ers 91. Car des que sa muse entendit...

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