‹ Poesies de Marguerite-Eleonore ClotildeChapitre 76 sur 174 · Vous ne valez rien; il est trop juste · texte numérisé non relu

Vous ne valez rien; il est trop juste

33o et a3i. Si cependant maint railleur , dont à bon droit, ^ vous rayoit de ses écrits ,

be (Slottibe* 97

«Chars de Vénus , de Phœbé , de F Aurore , «Aisles du temps et des tyrans des airs, «Trident sacré qui soulesves les mers , «Rien pluz que vous mon délire n'implore ! ... »

APOLLON

Teh peulx servir, ainz n'en faut abuzer; ^'^

&i tout propoz n'est permys d'en uzer :

Garde sur*tout d'y mesler ces faux charmes

Qui des rimeurs enlaydissent les carmes :

Trop np te fie à d^estranges secours ;

Ne quiers d'aultruy matière a tes discours ; 3^0

Pour guide auraz f telle soict ta paincture ,

Deux livres seurs, ton cœur et la nature.

Or donc, pluz baz que la fange avez mys

Ces beaux enfants des mètres tant amys !

Que deviendrez, Franc-vouloir, Male*-bousche , 3q5

Craincte qui suict , Bel-accueil qui sous tient ,

Honte qui dort, Playzant-parler qtii tousche^

Espoir qui fault , et Dangier qui retient?

Rien ne valez; trop juste est qu'on Tadvoue i

^açoit pourtant vouz rayoit maint gabeur, 2^0

^nt à bon droict , nostre Gaule se loue ,

"^otiiti

y ers aSa. Que resteroit-il...

233. Et vous, pauvres enfans (les personnages qu'elle vica nommer...)

234. Si, par malheur, nous étions tous convertis (au hon g^ a 3 5 . ... que feriez- vous . . .

it).

a37 . ... d^une veine. . .

Q39. ... d'un léger aquilon.

a 40. Maissi j'ai.pour but...

a4i* ••• comme en-deçà (comme jusqu'ici ).

a42' Qu'en arrivera-t-il? je,..

^43. Je vais...

a 4^* • • • je n'entends plus que des reproches.

a46. Il te convient bien. . . . ( eiffiert , d^afférir , appartenir ),

^47. Toi , qui dans ce métier t'accroches à toutes les difficulté» ^

a4B* • • • d'oser donner.

a49' En ceci nous faisons. . .

a 5o. Ne sais-tu pas . . .

a5 1 . A la cour des rois trouvent. . .

be eiotilbe. 99

Que resteroit de son triste labeur ?

Et vouZy povrets, que pour.treuver on sue , Se , par meschief, touz estions convertys , Banniz des vers , que feriez dans la rue ?

APOLLON

Ils rentreroient aux lieulx d*où sont sortys. Fruicts ténébreux d'ugne vayne grossière,

Ils s'qpfuyroient , comme faict la poussière ,

Â.U souffle pur d'ung légier aquilon.

Maiz s'ay pour but vostre sacré vallon , "i"

Si de voz loix , comme en ça , suis esclave ,

Qu'en adviendra ? frémy de le prévoir !

Vaiz estre en butte au party qui vous brave ;

Va m'escrazant de son rude sçavoir.

De tou^ costés plus n'entends que reprosches : '^i'»

« Ty bien affiert ( ainsy me dira-t-on ) ,

« Qu'en ce mestier à toUz buyssons t'accrosches ,

* A ton pays d'ozer bailler le ton?

« Cy fayzons-nous comme faysoient nos pères ;

« Et ne sçais-tu que nos rimes prospères, a5o

« En cour des roys treuvent joyeulx accueil ?

« C'est vérité ; le disons sanz orgueil :

loo ^otiiti

Ver* a53. Quand tout Paris admire notre érudition...

a54. Se trompe-t-il? (^s^enganner, de Fitalien ingarmare) il ti'ad-. mire pas moins.

a 55. ... qui enflent...

a56. Pour nous changer tu prends...

iS'j. Si telle eût été la yolonté d'Apollon^

a58. n en resteroit...

a 59. Ne ya pas croire...

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