Vous ne valez rien; il est trop juste
33o et a3i. Si cependant maint railleur , dont à bon droit, ^ vous rayoit de ses écrits ,
be (Slottibe* 97
«Chars de Vénus , de Phœbé , de F Aurore , «Aisles du temps et des tyrans des airs, «Trident sacré qui soulesves les mers , «Rien pluz que vous mon délire n'implore ! ... »
APOLLON
Teh peulx servir, ainz n'en faut abuzer; ^'^
&i tout propoz n'est permys d'en uzer :
Garde sur*tout d'y mesler ces faux charmes
Qui des rimeurs enlaydissent les carmes :
Trop np te fie à d^estranges secours ;
Ne quiers d'aultruy matière a tes discours ; 3^0
Pour guide auraz f telle soict ta paincture ,
Deux livres seurs, ton cœur et la nature.
Or donc, pluz baz que la fange avez mys
Ces beaux enfants des mètres tant amys !
Que deviendrez, Franc-vouloir, Male*-bousche , 3q5
Craincte qui suict , Bel-accueil qui sous tient ,
Honte qui dort, Playzant-parler qtii tousche^
Espoir qui fault , et Dangier qui retient?
Rien ne valez; trop juste est qu'on Tadvoue i
^açoit pourtant vouz rayoit maint gabeur, 2^0
^nt à bon droict , nostre Gaule se loue ,
"^otiiti
y ers aSa. Que resteroit-il...
233. Et vous, pauvres enfans (les personnages qu'elle vica nommer...)
234. Si, par malheur, nous étions tous convertis (au hon g^ a 3 5 . ... que feriez- vous . . .
it).
a37 . ... d^une veine. . .
Q39. ... d'un léger aquilon.
a 40. Maissi j'ai.pour but...
a4i* ••• comme en-deçà (comme jusqu'ici ).
a42' Qu'en arrivera-t-il? je,..
^43. Je vais...
a 4^* • • • je n'entends plus que des reproches.
a46. Il te convient bien. . . . ( eiffiert , d^afférir , appartenir ),
^47. Toi , qui dans ce métier t'accroches à toutes les difficulté» ^
a4B* • • • d'oser donner.
a49' En ceci nous faisons. . .
a 5o. Ne sais-tu pas . . .
a5 1 . A la cour des rois trouvent. . .
be eiotilbe. 99
Que resteroit de son triste labeur ?
Et vouZy povrets, que pour.treuver on sue , Se , par meschief, touz estions convertys , Banniz des vers , que feriez dans la rue ?
APOLLON
Ils rentreroient aux lieulx d*où sont sortys. Fruicts ténébreux d'ugne vayne grossière,
Ils s'qpfuyroient , comme faict la poussière ,
Â.U souffle pur d'ung légier aquilon.
Maiz s'ay pour but vostre sacré vallon , "i"
Si de voz loix , comme en ça , suis esclave ,
Qu'en adviendra ? frémy de le prévoir !
Vaiz estre en butte au party qui vous brave ;
Va m'escrazant de son rude sçavoir.
De tou^ costés plus n'entends que reprosches : '^i'»
« Ty bien affiert ( ainsy me dira-t-on ) ,
« Qu'en ce mestier à toUz buyssons t'accrosches ,
* A ton pays d'ozer bailler le ton?
« Cy fayzons-nous comme faysoient nos pères ;
« Et ne sçais-tu que nos rimes prospères, a5o
« En cour des roys treuvent joyeulx accueil ?
« C'est vérité ; le disons sanz orgueil :
loo ^otiiti
Ver* a53. Quand tout Paris admire notre érudition...
a54. Se trompe-t-il? (^s^enganner, de Fitalien ingarmare) il ti'ad-. mire pas moins.
a 55. ... qui enflent...
a56. Pour nous changer tu prends...
iS'j. Si telle eût été la yolonté d'Apollon^
a58. n en resteroit...
a 59. Ne ya pas croire...