RONDEL XIII
^ttffte be ^^o^an
Sur la beaulté céleste de mon espoulx , à qui nulle auUre n^est
comparable. i4^3.
Comme il est beau cettuy-là qui m'enflamme !
Quoy sy parfaict esclayra l'œil des cieulx ?
Quel d'entre iceuix qu'ores gissent sous lame,
Et qu'on dict pairs du vainquerost des dieulx,
Tant enyvra sienne amoreuse dame ! 5
Quelle en discourt qui d'abord ne se pasme ?
Qui tient aux rays dont scintillent ses yeulx? Tout seul ne sçait, bien chascung le proclame.
Comme il est beau !
Pour moy , d'aultre heur du sort je ne réclame 10
Sinon , tousjours d'un soubriz gracieulx ,
^'ji ^otiiti
F'ers i3 et suw. Maif» plus je Tadore, et plus je suis inquiète <|i ma flamme ne soil pas encore aussi vive qu^il est beau. (^Plus il m'e soucieux, pour plus je me soucie; tournure singulière.)
be Êlotîlbe* 173
M'aille enyvrant les sens, le cœur et Tanie : Ainz^ plus l'adore, et plus m'est soulcieulx Qu*encor ne soict autant vive ma flamme
Comme il est beau ! , 5
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