‹ Poesies de Millevoye Avec une noticeChapitre 112 sur 118 · ADRESSÉS PAR MILLEVOYE · texte numérisé non relu

ADRESSÉS PAR MILLEVOYE

A M. DE PONGERYIM.I.

Les châtelains de nos romans Ne sont pas grands ‘sorciers peut-être; Mais de fidèles nécroinans Ont tous de l’esprit pour leur maître.

Vous prouvez par les vers charmants, Dons de la muse qui vous aime.

Qu'on peut, en fait d’enchautements , Faire ses affaires soi-même.

Du moment qu’on est arrivé Dans ces manoirs d’étranga sorte , Un vieux pont de fer est levé Qui s'oppose à ce qu’on en sorte.

Pour retenir qui vous fuirait Vous possédez certain attrait Qui sur les ponts-levis l’emporte ; Et, par cet aimable secret,

De votre château l’on pourrait Baisser les ponts, ouvrir la porte, Que personne n’en sortirait.

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