ADRESSÉS PAR MILLEVOYE
A M. DE PONGERYIM.I.
Les châtelains de nos romans Ne sont pas grands ‘sorciers peut-être; Mais de fidèles nécroinans Ont tous de l’esprit pour leur maître.
Vous prouvez par les vers charmants, Dons de la muse qui vous aime.
Qu'on peut, en fait d’enchautements , Faire ses affaires soi-même.
Du moment qu’on est arrivé Dans ces manoirs d’étranga sorte , Un vieux pont de fer est levé Qui s'oppose à ce qu’on en sorte.
Pour retenir qui vous fuirait Vous possédez certain attrait Qui sur les ponts-levis l’emporte ; Et, par cet aimable secret,
De votre château l’on pourrait Baisser les ponts, ouvrir la porte, Que personne n’en sortirait.