LES VOEUX
Niobé , par l’ordre des dieux ,
Devint rocher : de Philoméle La triste sœur fendit les cieux , Changée en rapide hirondelle.
Amour le sait, j'aimerais mieux Devenir le miroir fidèle Qui souvent attire vos yeux , L’heureux vêlement qui vous presse , Le flot discret qui vous caresse ,
Ou ce réseau de pourpre et d’or Qui trahit le double trésor De votre gorge enchanteresse.
Collier, je tiendrais embrassé Les contours de ce cou d’albâtre ; Cothurne , je serais pressé Du pied charmant que jïdolâlre.
ODES D’ANACRfiON.