‹ Poesies de Millevoye Avec une noticeChapitre 113 sur 118 · LES VOEUX · texte numérisé non relu

LES VOEUX

Niobé , par l’ordre des dieux ,

Devint rocher : de Philoméle La triste sœur fendit les cieux , Changée en rapide hirondelle.

Amour le sait, j'aimerais mieux Devenir le miroir fidèle Qui souvent attire vos yeux , L’heureux vêlement qui vous presse , Le flot discret qui vous caresse ,

Ou ce réseau de pourpre et d’or Qui trahit le double trésor De votre gorge enchanteresse.

Collier, je tiendrais embrassé Les contours de ce cou d’albâtre ; Cothurne , je serais pressé Du pied charmant que jïdolâlre.

ODES D’ANACRfiON.

Page 1