LA SULAMITE
« Comme l’humble arbrisseau rentre dans la bruyère Quand le pin jusqu'aux cieux lève sa tète altière,
Les enfants d’Israël s’abaissent devant toi.
Tes rameaux caressants se sont penchés vers moi; J’ai dormi sous ton ombre, et ma lèvre amoureuse A goqté de tes fruits la fraîcheur savoureuse. Revenez , chants d’amour ! mes lugubres concerts N’iront plus désormais attrister nos déserts.
O vierges de Sion ! ô mes douces compagnes !
J’ai vu le bien-aimé descendre des montagnes. »