LIVRE PREMIER
L’été, sa dévorante ardeur;
Qu’il échappe au vent des orages, Au fer tranchant de l’émondeur.
Que l’amoureuse Philomèle Ne chante que sur tes ormeaux ; Et que la houlette fidèle Défende la branche nouvelle Contre l’insulte des troupeaux.
Puisse l’abeille murmurante Préférer ta feuille odorante Même au calice de la fleur !
Puisse enfin toute la nature Protéger ta fraîche verdure,
Et te payer de mon bonheur !