‹ Poesies de Millevoye Avec une noticeChapitre 8 sur 118 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

L’été, sa dévorante ardeur;

Qu’il échappe au vent des orages, Au fer tranchant de l’émondeur.

Que l’amoureuse Philomèle Ne chante que sur tes ormeaux ; Et que la houlette fidèle Défende la branche nouvelle Contre l’insulte des troupeaux.

Puisse l’abeille murmurante Préférer ta feuille odorante Même au calice de la fleur !

Puisse enfin toute la nature Protéger ta fraîche verdure,

Et te payer de mon bonheur !

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